Marius Trussy

Fils de Jean François Trussy et Françoise Marie Gines , Joseph, François, Marie, dit Marius est né le 18 mars 1797, dans la maison familiale de la rue de la Bourgade.
Jeune, Marius Trussy s'enthousiame pour l'épopée napoléonnienne. En 1816 à la Restauration, à 19 ans, alors soldat dans la Légion du Var cantonnée à Draguignan il tient des propos pro bonapartistes. Ceci, jugés " séditieux", lui vaudront une condamnation à : « dix mois d’emprisonnement, à cinquante francs d’amende, à cinq ans d’interdiction de droits civiques, civils et de famille…à la mise en surveillance pendant cinq années. »
C’est dans le département du Nord, dans le canton d'Avesnes-sur-Helpe qu’il fera ensuite sa vie. Il s’y marie en 1820 et y exerce à partir de 1826 la profession d’architecte départemental.
Sa femme meurt en 1844, lui laissant trois enfants. Il quittera le Nord pour s’installer à Paris.
Il se remarie en 1855. Gagnant difficilement sa vie comme « ingénieur civil » il entreprend parallèlement un travail d’écriture et parvient à faire publier en 1861: Margarido. Il a alors 64 ans.


Maison natale de Marius Trussy
Ce long poème écrit en provençal du Var avec traduction en regard : "Hommage aux braves gens de Lorgues , ma patrie", est largement imprégné de sa jeunesse lorguaise et constitue une riche peinture du terroir, des traditions et des moeurs de l'époque, de l'activité locale, des vendanges aux olivades en passant par les moissons, les légendes.
Mais son peu de succés aggrave une situation déja difficile. Il ne parviendra pas à faire publier ses œuvres suivantes, dont La Rénéïde , poème héroïque de 450 pages sur l’épopée du roi René, construit comme Margarido en vers provençaux avec traduction.
Il finit ses jours en région parisienne, pauvre et malade, soutenu par sa femme et quelques amis, il décéde à Creil (Oise) le 26 septembre 1867.
Pour ses admirateurs l'oeuvre de Marius Trussy serait pour la Provence orientale comparable à celle de Frédéric Mistral pour le Comtat, et Margarido serait de la même veine que Mireille.
Une place et une école de Lorgues portent son nom.

Place Marius Trussy avec l'école en haut à droite

Pour plus d'informations sur la vie et l'oeuvre de Marius Trussy voir l'ouvrage d'Alain Marcel : Lorgues Le Temps Retrouvé, juin 2017, Editions Equinoxe. Pages 275 à 280 : "Sur les traces de Trussy".

 

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